Aede. Web Journalist. Business : TV, LOL & WTF. Cynique, utopiste, réaliste & romantique.


Text

Jan 24, 2010
@ 10:07 pm
Permalink

Formspring.me : Mais à quoi ça sert cette connerie encore ?

Formspring.me, c’est l’inconnu qui toque à ta porte, le détracteur qui la défonce ou l’admiratrice timide qui glisse un mot tendre en dessous. Dans la réalité, cela donne dans mon cas :  “C’est quoi ton parcours scolaire pour en arriver là ?”, “Est ce tu penses être une grosse arnaque ?” (oui, mes détracteurs rencontrent certains problèmes pour s’exprimer correctement) et “Veux-tu m’épouser ?” (seulement, si t’es riche). Des questions diverses, plus ou moins indiscrètes (mais il parait que seules les réponses peuvent l’être), intéressantes ou non, souvent répétitives, provenant de gens plus ou moins éloignées. Car telle est l’idée de départ de Formspring : n’importe qui peut vous poser une question, anonymement ou non. Vous décidez ensuite d’y répondre ou non, vous êtes complètement libres de ne pas le faire, bien que certains vous reprocheront ensuite une “censure”. Non, mais je suis chez moi, si t’es pas content, prends une poupée vaudou et jette moi un sort. Mais lâche-moi.

Evidence même : Formspring exalte l’ego. Il est très flatteur que des inconnus s’intéressent à vous (alors que même votre famille se contrefout de votre vie désormais), prennent le temps de vous poser des questions, voir même vous déclare leur amour, bien que celui-ci soit tout à fait fictif et infondé. Il serait malhonnête, voir même insultant, de le nier. Mais une fois passée cette autosatisfaction narcissique, que retirer de Formspring ? Première chose : il peut permettre de connaître partiellement l’image que les autres ont de vous. Dans mon cas personnel, puisque c’est celui que je connais le mieux en fait, je pourrais la résumer de la manière suivant : un journaliste prétentieux (pléonasme) et narcissique (pléonasme bis) mais avec un certain talent (exception), mais qui cacherait une sensibilité (connerie) et des blessures. Deuxième chose : il permet de répondre aux interrogations de certaines personnes, discrètes d’ordinaire et qui souhaitent rester anonymes. Il peut en ressortir des choses intéressantes, mais la plupart du temps, cela ne sert à rien. Encore plus inutile que Facebook ou Twitter, c’est dire.

Attention, Formspring peut vite devenir un petit jeu pervers, où certaines personnes pensent avoir tous les droits. Il est facile de clasher en se protégeant derrière l’anonymat. Mais c’est à peu près aussi courageux et glorieux que d’attaquer une grand-mère paraplégique armé d’un fusil à pompe. Formspring, l’endroit rêvé pour les lâches. Et franchement au bout d’une semaine, on a l’impression d’avoir fait le tour de ce nouveau site hype. Son destin semble promis à la même fulgurance que celui de Google Wave (mais si souvenez-vous, le truc hype de l’an passé).

Aede


PS : le titre fait référence à la réaction de certains camarades (je ne suis pas communiste) en découvrant le site.


Text

Jan 18, 2010
@ 8:45 pm
Permalink

Je voudrais te dire je t’aime mais je ne sais pas mentir


Je voudrais te dire je t’aime mais je ne sais pas mentir

Je voulais en finir avec mes peurs sans avoir à les fuir

L’amour m’a trompé alors je l’ai quitté pour l’amitié
Désolé l’espoir est mort, j’cherche encore son héritier

Pour être heureux tu sais il faut être imaginatif

Aimer ne pourra jamais se conjuguer à l’impératif

On me reproche trop souvent de le mettre au conditionnel
Sans elle c’est éprouvant, j’suis comme un ange sans ailes

J’ai peur de la solitude, donc je m’enfuis dès qu’elle vient

Tout a été dit sur l’amour, hormis que j’en attendais plus rien

Tu sais je t’ai idéalisé, donc j’veux pas mieux te connaître

Tu me hantes mais j’suis trop fier pour le reconnaître

J’suis persuadé que mon âme sœur a un autre frère
Cupidon est tombé sous le charme de Lucifer
L’amour c’est comme la religion on prie pour y croire
L’amour c’est comme Dieu, on y croit sans le voir.



L’amour est une rose qui fane et il ne reste que les épines

Il faut vivre chaque jour comme le premier lorsqu’on se devine

Il faut la rendre heureuse comme si elle allait mourir demain

J’crois en des jours meilleurs, j’suis optimiste mais pas devin

J’ne confonds pas la fille de mes rêves avec les filles d’une nuit

Je ne cours pas après toi, je sais bien que tu me poursuis
J’ne cherche pas la femme parfaite, elle ne voudra pas de moi
L’amour rend aveugle mais moi je ne crois que ce que je vois
Dans ma tête c’est l’bordel, et sincèrement j’ai peur
Car j’perds le contrôle, mon cœur est un dictateur

J’ne suis doué que pour les mots, très peu pour les sentiments

Une fille m’a appris à aimer, mais tu perds tout si tu mens

Ca m’a poussé à penser que la tristesse est une faiblesse

Et à voir chaque copine comme une future traîtresse

La dernière m’a trop déçu, alors j’ai arrêté de suivre ses pas
En amour ça finit toujours mal, sinon ça ne finirait pas.

Je cours après chaque bonheur perdu comme si c’était le dernier
Je vis chaque amour aussi intensément que si c’était le premier
Je refais ma vie chaque jour sans jamais trouver ça incohérent
Tout simplement parce qu’à chaque fois tu te retrouves dedans
Je suis rempli de contradictions, je suis trop violent sentimentalement
La colère me fait oublier le premier baiser et ses frémissements
La fierté me pousse souvent à faire du mal à celles que j’aime
J’ai été trop déçu par les illusions que le vent de l’espoir sème
Le cœur ensanglanté, en demandant pardon en sanglotant
Mais pourquoi les anges et les putes se ressemblent autant ?
Désolé jeune fille mais toutes les princesses ne deviennent pas reines
Ma joie de vivre est née de l’amour mais la haine la parraine
L’amour, c’est juste deux êtres qui se mentent pour devenir heureux
Je suis perdu, j’sais même pas combien de fois je suis tombé amoureux
Ce qui est sûr c’est que j’ai connu plusieurs magiciennes de la vie
Me dites plus « je t’aime », d’ailleurs pourquoi tu me l’as dis ?

@Aede


Text

Jan 17, 2010
@ 9:12 pm
Permalink

10 raisons de rester avec un mec infidèle

Je me fais l’avocat du diable, à défaut d’être le diable lui-même. Voici 10 raisons de ne pas quitter un mec qui vous a trompé..

1. La fatalité. Vous ne trouverez pas mieux ailleurs, et vous le savez (surtout maintenant que vous avez pris quelques kilos… et oui, quand on est en couple on se laisse souvent aller). Alors, vous vous contentez de lui, de celui qui veut bien de vous. Après tout, à part une petite infidélité, qu’avez-vous à lui reprocher ? Oui, d’accord, il passe sa vie avec ses potes, mais c’est normal, c’est un mec.

2. L’espoir. Ok, il vous a trompé. Mais juste une fois. Il s’est égaré à une reprise, mais il ne recommencera plus, du moins vous tentez de vous en convaincre. Et puis après tout, s’il a été voir ailleurs, c’est un peu de votre faute : vous faites moins l’amour qu’avant. Les migraines, tout ça. Oui, mais certaines filles n’ont jamais de migraine.

3. La vengeance. Il vous a fait mal, ce connard. Mais vraiment mal. Si jamais vous partez, il souffrira un peu. Mais vous voulez qu’il en bave vraiment. Alors, vous faites semblant de lui pardonner, et à la première occasion vous le trompez. Avec son meilleur pote ou son frère, si possible. Voir les deux. En même temps (filmez en plus, comme ça, c’est la totale).

4. Le SM sentimental. Certaines filles aiment souffrir en amour. La douleur semble les rendre vivante. Au lieu de se scarifier, elles sortent avec des salauds (parfois, elles font les deux), s’en plaignent, mais restent tout de même avec. Rappelons que l’amour est censé rendre heureux. Sinon, autant rester seul.

5. Open relationship. S’il couche avec une autre fille avec votre consentement, alors il n’y a pas tromperie. Tout va bien. On peut être infidèle sexuellement, mais fidèle sentimentalement (ce n’est pas mon cas, ne fais pas cette tête !).

6. La compréhension. ll vous a trompée, on est d’accord, ce n’est pas tip top. Mais sûrement l’a-t-il fait, car votre couple traverse une période difficile, et qu’il ne se sent pas bien ces temps-ci. Ca ne l’excuse pas, mais ça peut expliquer. Alors, parlez avec lui… non pas de sa sexualité touristique, mais de votre couple bancale. Et après, place au sexe de réconcilitation (espérons que vous êtes meilleure que l’autre au lit, sinon ça va être la cata…).

7. L’amour. Il n’est pas parfait, mais vous l’aimez. L’amour rend aveugle, alors fermez les yeux sur ses écarts. Il ne recommencera peut-être pas. Enfin, probablement que si, mais il sera sûrement plus malin et ne se fera plus choper. Quelle idée aussi de garder des messages de sa maîtresse dans son portable, il faut être con.

8. Vous ne le savez pas. Bah oui, là il n’y a pas de problème. Parfois, mieux vaut vivre dans l’ignorance (et c’est le cas de beaucoup d’entre vous, mais je ne voudrais pas pourrir votre journée… et même pour certaines amies, je sais qu’il vous trompe, mais je n’ai pas le droit de vous le dire, pardonnez-moi).

9. La faiblesse. Une rupture, c’est dur (grosse réflexion philosophique avec une rime, c’est cadeau, ça me fait plaisir). Prendre la décision de rompre demande un certain courage que certaines n’ont pas. Et cela entraine un changement de vie radical. Alors, vous vous résignez à rester avec. Et après vous aurez un appart. Un gosse. Deux. Un Renault Espace. Un labrador.

10. Le S.A.C. Le Service Après Connerie. Si vous restez avec lui malgré son écart, profitez en pour le faire ramer un peu. Vous n’allez quand même pas lui pardonner sans rien obtenir en échange. Votre homme redeviendra alors un ange, comme au début de votre relation. Juste que maintenant, vous serez un peu plus méfiante.

PS : Ce billet a été en grande partie inspirée par une amie. Elle se reconnaîtra.


Suivez moi sur Twitter : @Aede


Photo

Jan 17, 2010
@ 1:19 pm
Permalink

Colour Life by KarmaAa (source : Deviantart)

Colour Life by KarmaAa (source : Deviantart)


Audio

Jan 17, 2010
@ 1:12 pm
Permalink
Played 40 times.

[Flash 9 is required to listen to audio.]

Jedi Mind Tricks (feat. Block McCloud) - The Omen


Text

Jan 7, 2010
@ 10:05 pm
Permalink

L'auto-interview (truc pas du tout mégalo)

Certaines personnes pensent que je suis mégalo et sans talent. J’écris juste ce billet pour leur prouver qu’elles ont raison. Et au pire ça sert de “Présentation”, vu que j’avais zappé ce préambule a priori obligatoire.

Ton CV express.
Etre humain de 25 ans. Journaliste le jour, insomniaque la nuit. Et parfois l’inverse.

Quel métier rêvais-tu d’exercer lorsque tu étais petit ?
Je voulais travailler pour les péages des autoroutes. Jusqu’au jour où mes parents m’ont expliqué que l’argent donné aux employés ne leur était pas destiné.

Ta plus grosse bêtise d’enfant ?
Avoir grandi.

La plus belle chose que l’on t’ait dite ?
Tu mérites mieux que moi”. Elle avait raison.

Le compliment qui t’énerve ?
Tu passes bien à la télé”. J’ai l’impression que l’on me dit “dans la vraie vie, t’es moche, mais à la télé, ça va”.

De quoi as-tu peur ?
Rien. A part vivre.

Ta plus grande qualité ?
Je me fous de tout.

Ta plus grande faiblesse ?
“J’ai trop de coeur, et ça me trahit.”

Que veux-tu comme épitaphe sur ta tombe ?
Je vous avais dit que je voulais être incinéré”.

Comment t’imagines-tu dans 10 ans ?
Je vivrais de mon Tumblr en écrivant des billets sponsorisés pour Soupline. Ou alors je serais marié et heureux, si je tourne mal.

Faire son auto-interview, ce n’est pas complètement mégalo ?
Si, carrément. Je deviens donc un vrai blogger. Et avoue, en lisant t’as aussi envie de le faire, non ?

Au fond, Twitter ça te sert à quoi ?
A flatter mon égo tout d’abord. Mais Twitter a également une vraie utilité professionnelle, de veille et de mise en contact. Et j’ai rencontré des gens merveilleux. Enfin, j’ai des gens qui a priori me détestent alors que je ne les connais même pas, c’est carrément cool.

Si on te voit pas bien sur ton avatar, c’est parce que tu as honte de ton physique ?
Exactement.

Pourquoi tu écris des billets sur les filles alors que tu ne les comprends pas ?
“Les femmes sont faites pour être aimées, non pour être comprises” (Oscar Wilde).

Tu penses être drôle ?
Oui. Mais pas forcément toujours de manière volontaire.

Me contacter pour m’insulter, me déclarer votre amour (mais ne vous attendez à rien en retour) ou juste discuter : @Aede


Text

Jan 6, 2010
@ 10:28 pm
Permalink

Oui les rappeurs sont des poètes. La preuve.

Marre d’entendre que le rap français se résume à des “wesh wesh” et autre “nique ta mère”. Voici quelques citations afin de prouver que les rappeurs peuvent être des poètes.


Akhenaton : “Des remords la racine, s’élève un arbre. Et de l’arbre pousse des fleurs délicates qui viennent caresser le marbre” (IAM - Un cri court dans la nuit)

Lino : “J’voulais changer le monde mais c’est lui qui m’a changé” (Arsenik - La rue t’observe)

Lino : “La réalité c’est un cauchemar pour ceux qui rêvent” (Lino - Stress)

Lino : “L’espoir fait vivre mais ceux qui vivent d’espoir meurent de faim” (Arsenik - Jour 2 Tonnerre)

Lino : “Je ne fais confiance qu’à mes ennemis car mes ennemis ne changent pas”

Oxmo Puccino : “Les gens peuvent s’aimer avant de se croiser, d’ailleurs tout de suite j’ai su que c’était toi” (Oxmo Puccino feat. Benjamin Siksou - You Got Me)

Le Vrai Ben : “Le futur n’est plus ce qu’il était” (Le Vrai Ben - L’Homme Post Moderne)

Kery James : “L’inconvénient tu sais, c’est qu’avant de penser, je fais” (Ideal J - Un nuage de fumée)

Shurik’N : “La vie c’est pas toujours comme on veut , c’est souvent comme on peut” (Shurik’N - Lettre)

Youssoupha : “Une femme est encore plus belle quand elle ne le sait pas” (Youssoupha - Dans une autre vie)

Fuzati : “N’y a-t-il que dans les crématoriums qu’on trouve de la chaleur humaine ? ” (Fuzati - Le manège des vanités)

Fuzati : “Je t’ai tout donné, apparemment même l’envie de me quitter” (Fuzati - De l’amour à la haine)

Le Vrai Ben : “Quand j’m’occupe de mes oignons, j’ai envie d’pleurer” (Le Vrai Ben - J’ai du mal à vivre)

Nakk :
A l’école j’ai pas trouvé ma branche il y a trop d’arbres” (Nakk - C’est même pas une chanson triste)

Oxmo Puccino : “Plus on est de fous mieux on évite la camisole” (Oxmo Puccino - Toucher l’horizon)

Nakk : “C’est facile de rester pauvre mais que c’est dur de rester riche” (Nakk - C’est même pas une chanson triste)

Orelsan : “J’ai peur de mes proches parce qu’ils connaissent mes faiblesses, mes talons d’Achile, il savent à quel point mes fondations sont fragiles” (Orelsan - La peur de l’échec)

Keny Arkana : “J’écris parce que j’ai pas appris à parler, pas appris à pleurer, parce que j’explose” (Keny Arkana - Dur d’être optimiste)

L’indis : “On ne lui a pas dis “je t’aime”, sur cette faute on s’éternise, je me rappelle presque plus de sa voix et les photos se ternissent” (Les 10feat. Nakk, Walen - On s’reverra là-haut)








Video

Jan 4, 2010
@ 11:47 pm
Permalink

Immortal Technique - Dance With The Devil


Text

Jan 3, 2010
@ 8:45 pm
Permalink

Les phrases typiques des filles en amour

Pour les différentes situations que peut traverser un (futur) couple, les filles semblent équiper de certaines phrases de base. Ca doit sûrement faire partie de leur éducation… Petite sélection, avec chaque fois ma réaction (en italique) et une tentative d’explication.

“Je t’aime mais…”. Et là, on se quitte d’un commun accord. Sauf qu’elle était plus d’accord que moi. Le “mais” est un composant essentiel du langage amoureux, car à lui seul il peut totalement modifier le sens d’une phrase. Sa force est telle, qu’il n’est même pas nécessaire d’ajouter des mots derrière. Juste trois petits points à l’écrit. Cruel.

“T’aimerais avoir combien d’enfants ?”. J’aimerai que tu continues à prendre la pilule. Face à cette question, qui survient plus ou moins précocement dans une relation, nous, les hommes, optons pour différentes techniques, souvent empreintes d’une immense hypocrisie. Du genre : “comme toi” (à n’utiliser que si la fille a déjà donné un nombre, sinon cela montre clairement que vous n’en avez rien à foutre).

“C’est pas toi le problème, c’est moi”. Oui, mais au final, le problème c’est nous. Parfois utilisé sincèrement, souvent non. Trois choix s’offrent à vous : être compréhensif, confirmer ou inverser la proposition (et affirmer que c’est vous le problème). Moment hypothétiquement crucial dans une relation.

“C’est qui cette fille ?”. Oh rien juste une fille avec qui je voudrais coucher, mais a priori tu ne m’y autorises pas. J’ai le droit de rien faire de toutes façons. Interrogation qui dévoile la jalousie de votre partenaire face à une possible concurrente. Surtout, surtout, ne jamais être sincère. De toutes manières, être sincère en amour est la plus grande des erreurs possible.

“Je t’aime beaucoup, mais je préfère que l’on reste amis”. Oui, restons fucking friends. Est-ce utile de préciser que la première partie de la phrase ne sert qu’à atténuer la douleur causée par la seconde ?

“T’es l’homme de ma vie”. Compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie, ça va être un peu long quand même, non ? L’expression “homme de ma vie” ne devrait pas être utilisée avant l’entrée en maison de retraite. Sinon, il s’agit juste d’une projection précaire sur l’avenir, et non d’une vérité.

“Je ne peux pas vivre sans toi”. Et avant tu faisais comment ? Sentence qui met un coup de pression certain au garçon. Celui-ci vous imagine déjà en haut d’un pont, le regard porté par le TGV qui arrive à toute vitesse. On ne retient pas quelqu’un avec de telles images.

“Je ne sais pas ce que je veux”. Je sais, tu es une fille. Depuis l’école maternelle, nous le savons : les filles ne savent pas ce qu’elles veulent. Inutile de nous le rappeler régulièrement donc. Mais l’amour est fait d’incertitudes, et cela fait son charme.

“Il faut qu’on parle”. Pas ce soir, j’ai une migraine. Phrase mythique qui introduit forcément une discussion très prise de tête. “L’amour, c’est comme la religion ou la politique, pourquoi en parler ?”.

“Quand est-ce que l’on se marie ?”. Toi je sais pas, mais moi pas avant de rencontrer la fille dont je tomberais fou amoureux. Le mariage ne doit pas être vu comme une fin en soi, comme un objectif, mais il doit devenir une évidence, une envie commune. Sinon ça ressemble plutôt à une bouée de sauvetage.

“Chéri, tu trouves que j’ai grossi ?”. Je peux répondre sincèrement sans risquer de représailles ? Non, alors pourquoi tu poses la question. Je me suis déjà longuement attardé sur cette question piège, voir ici.

“Jamais je ne t’oublierais”.
C’est sûr, tu vas même me regretter. Et puis maintenant que tu as tatoué mon nom sur ton corps, tu es obligée de sortir uniquement avec des Julien. Non, vraiment cette phrase sonne faux.

“Je ne suis pas comme les autre filles moi !”. Si, la preuve, tu t’es reconnue dans au moins une des phrases précédentes. Toutes les filles sont différentes, ça parait une évidence sauf pour quelques mecs attardés. Mais c’est aussi pour cela que l’on a autant de mal à vous comprendre parfois.

“Les mecs, vous êtes vraiment tous les mêmes”. C’est vrai. Je suis l’exception qui confirme la règle. La pire insulte du monde.

“C’est pas grave, ça arrive à tout le monde”. Certains filles savent se montrer compréhensive face à un petit pépin physique de leur partenaire… PS : cette phrase m’a été soufflée par un pote. Ca lui est tout de suite venu à l’esprit quand je lui ai parlé du sujet de mon billet… De là à dire que c’est du vécu…

Tu as reçu un SMS, je te le lis. Tu veux lui répondre aussi ? Quand deux êtres en viennent à lire les messages l’un de l’autre, là c’est la fin de tout. Prenez un labrador, une Twingo et une maison à la campagne.

Suivez moi sur Twitter : @Aede


Text

Jan 1, 2010
@ 9:04 pm
Permalink

Pourquoi je préfère le Minitel...

MacBook, iPhone, Gmail, Twitter, Facebook, Tumblr, Spotify… OK, j’suis un peu geek. Mais la technologie ne fait par le bonheur et, parfois, l’époque du Minitel me manque… Voici pourquoi.

. Autrefois, je pouvais facilement ignorer une personne à qui je ne voulais pas parler. Au pire, elle appelait à mon domicile, ma mère décrochait et je faisais “non” de la tête. Bon, parfois ma mère me passait le téléphone, juste pour que je galère, mais la plupart du temps non. Or aujourd’hui, on ne peut plus ignorer quelqu’un avec finesse et lâcheté : on est obligé de le bloquer ou de le supprimer sur Twitter et Facebook. Et l’autre s’en aperçoit forcément. Avant, il pouvait vivre dans l’illusion, désormais, il doit affronter la réalité : j’en ai absolument rien à foutre de lui. Et c’est triste, car je n’aime pas faire du mal aux gens.

. Autrefois, ma copine ne pouvait pas fouiller dans ma vie et surveiller mes faits et gestes. Aujourd’hui, le moindre message ou tweet ambigüe d’une autre fille, et hop je dois me justifier alors que je n’ai absolument rien fait (pourtant quitte à prendre des réflexions, je devrais vraiment la tromper…). Maintenant, je n’ai plus le choix : je dois être irréprochable. Ou trouver des filles qui ne sont ni sur Facebook ni sur Twitter. Ca réduit les possibilités.

. Autrefois, je dialoguais avec ma famille. Sans portable ni Mac, je n’avais pas le choix : j’étais contraint de parler aux gens qui étaient près de moi, autrement dit ceux qui logeaient dans la même maison (mes parents et ma soeur je crois que l’on appelle ça). Et bizarrement dans les moments difficiles, ces gens-là sont plus présents et importants que des followers (no offense, je vous aime quand même).

. Autrefois, sans internet, je me surprenais à m’intéresser au monde réel. A tous ces gens qui passent devant moi. Parfois, même je leur parlais, dans les transports en commun ou dans une salle d’attente. Désormais, je préfère aller sur Twitter ou Facebook pour faire passer le temps. Finalement, j’ai plus de chance de nouer des liens avec un Twitterer à 1.000 km de moi plutôt qu’avec mon voisin du dessus (de toutes façons, on n’a pas du tout les mêmes goûts musicaux, je l’entends bien à travers mon plafond).

. Autrefois, il n’y avait aucun risque qu’un connard ne spoile la fin de l’épisode d’Urgences, alors que je n’ai absolument rien demandé.

. Autrefois, j’avais une excuse pour avoir oublié l’anniversaire d’un pote : je n’avais pas Facebook (d’ailleurs le mien, c’est le 23 février, si vous pouviez le noter, merci).

. Autrefois, j’avais le plaisir d’acheter un CD, de l’écouter du début à la fin, de regarder le livret… Maintenant je télécharge l’album avant sa sortie, j’écoute 30 secondes de chaque chanson, et si je n’accroche pas je le jette direct. En même temps, j’évite la honte de retrouver un album style Ménélik 10 ans après (je sais vraiment pas pourquoi je l’avais acheté à l’époque, un égarement).

. Autrefois, je prenais mes billets de trains au guichet à la gare. Je ne perdais pas trois quarts d’heure à lutter avec voyages-sncf.com.

. Autrefois, je ne recevais pas ces immondes textos communs de “bonne année”. Les gens me le disaient de vive voix : et même s’ils n’étaient pas plus sincères qu’aujourd’hui, je préférais.

. Autrefois, je n’avais pas à décrypter ce nouveau langage composé de LOL, OSEF et autre NSFW. Non mais sérieusement, WTF ?! (pour ceux qui n’ont rien compris à ce passage, consultez Twitter, le dico pour les nuls).

. Autrefois, je n’avais pas peur des photos de soirée sur Facebook : à 11 ans, je pouvais me prendre une cuite sans peur de retrouver des photos immondes le lendemain sur FB. C’était chouette.

Pour me suivre sur Twitter : @Aede.


Comments