Comment expliquer Twitter à Tata Gisèle ?
Dimanche automnal à la campagne, sympathique déjeuner en famille. Comme à chaque fois, on admire ma capacité à survivre à l’enfer parisien et on m’interroge sur mon obscure travail (oui, regarder la télé et passer sa journée sur internet est bien un travail). Et puis soudainement, on me demande si je suis inscrit sur ce fameux Facebook. Je réponds par l’affirmative, et, pour une raison qui m’échappe, je précise que je passe plus de temps sur Twitter actuellement. Erreur fatale : me voilà contraint d’expliquer ce qu’est Twitter à Tata Gisèle. Il faut avoir conscience que chacun d’entre nous peut se retrouver dans cette situation délicate. Voici différentes méthodes pour se tirer de ce mauvais pas.
L’esquive. Peu glorieux, banal au possible, mais toujours efficace. Dites simplement que c’est un site internet où les petits cons prétentieux de Paris exposent leurs problèmes d’égo (“hé mais j’ai plus de followers que toi !”, “oh je me suis fait RT plein de fois avec ce tweet”). Resservez un verre de rouge à Tata et sortez une banalité du genre “qu’est ce qu’il a grandi le petit Simon”.
L’explication rationnelle. Evitez le dialecte geek, utilisez des mots simples et allez à l’essentiel. “Tu vois Tata, Twitter est un site internet. Chacun créé un compte et peut s’exprimer librement. Certains lisent de tes messages, d’autres font semblant, mais la plupart s’en tapent complètement. Toi tu fais pareil : tu lis certains messages d’autres internautes. Parfois cela entraîne une discussion des plus enrichissantes. Souvent, non”. Là normalement Tata répond : “C’est comme quand je t’envoie un SMS et que tu ne me réponds pas alors”. Oui voilà, c’est la même chose.
La justification professionnelle. Arguez que Twitter n’est ni un divertissement ni une perte de temps : il vous permet de rester informé, de débattre des grands sujets de société (genre la disparition de Filip Nikolic) et de nouer de nouveaux contacts. Bref, quasiment incontournable dans certains milieux professionnels. Si Tata reste perplexe, achevez-la avec une sentence définitive du genre : “ne pas être sur Twitter mettrait grandement ma carrière en danger”.
L’honnêteté. Si Tata est restée bloquée à l’époque du Minitel, ne gaspillez pas votre temps et soyez directs : “Twitter, c’est trop compliqué pour toi. Laisse tomber et ressers moi du gâteau”.