Les phrases typiques des filles en amour
Pour les différentes situations que peut traverser un (futur) couple, les filles semblent équiper de certaines phrases de base. Ca doit sûrement faire partie de leur éducation… Petite sélection, avec chaque fois ma réaction (en italique) et une tentative d’explication.
“Je t’aime mais…”. Et là, on se quitte d’un commun accord. Sauf qu’elle était plus d’accord que moi. Le “mais” est un composant essentiel du langage amoureux, car à lui seul il peut totalement modifier le sens d’une phrase. Sa force est telle, qu’il n’est même pas nécessaire d’ajouter des mots derrière. Juste trois petits points à l’écrit. Cruel.
“T’aimerais avoir combien d’enfants ?”. J’aimerai que tu continues à prendre la pilule. Face à cette question, qui survient plus ou moins précocement dans une relation, nous, les hommes, optons pour différentes techniques, souvent empreintes d’une immense hypocrisie. Du genre : “comme toi” (à n’utiliser que si la fille a déjà donné un nombre, sinon cela montre clairement que vous n’en avez rien à foutre).
“C’est pas toi le problème, c’est moi”. Oui, mais au final, le problème c’est nous. Parfois utilisé sincèrement, souvent non. Trois choix s’offrent à vous : être compréhensif, confirmer ou inverser la proposition (et affirmer que c’est vous le problème). Moment hypothétiquement crucial dans une relation.
“C’est qui cette fille ?”. Oh rien juste une fille avec qui je voudrais coucher, mais a priori tu ne m’y autorises pas. J’ai le droit de rien faire de toutes façons. Interrogation qui dévoile la jalousie de votre partenaire face à une possible concurrente. Surtout, surtout, ne jamais être sincère. De toutes manières, être sincère en amour est la plus grande des erreurs possible.
“Je t’aime beaucoup, mais je préfère que l’on reste amis”. Oui, restons fucking friends. Est-ce utile de préciser que la première partie de la phrase ne sert qu’à atténuer la douleur causée par la seconde ?
“T’es l’homme de ma vie”. Compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie, ça va être un peu long quand même, non ? L’expression “homme de ma vie” ne devrait pas être utilisée avant l’entrée en maison de retraite. Sinon, il s’agit juste d’une projection précaire sur l’avenir, et non d’une vérité.
“Je ne peux pas vivre sans toi”. Et avant tu faisais comment ? Sentence qui met un coup de pression certain au garçon. Celui-ci vous imagine déjà en haut d’un pont, le regard porté par le TGV qui arrive à toute vitesse. On ne retient pas quelqu’un avec de telles images.
“Je ne sais pas ce que je veux”. Je sais, tu es une fille. Depuis l’école maternelle, nous le savons : les filles ne savent pas ce qu’elles veulent. Inutile de nous le rappeler régulièrement donc. Mais l’amour est fait d’incertitudes, et cela fait son charme.
“Il faut qu’on parle”. Pas ce soir, j’ai une migraine. Phrase mythique qui introduit forcément une discussion très prise de tête. “L’amour, c’est comme la religion ou la politique, pourquoi en parler ?”.
“Quand est-ce que l’on se marie ?”. Toi je sais pas, mais moi pas avant de rencontrer la fille dont je tomberais fou amoureux. Le mariage ne doit pas être vu comme une fin en soi, comme un objectif, mais il doit devenir une évidence, une envie commune. Sinon ça ressemble plutôt à une bouée de sauvetage.
“Chéri, tu trouves que j’ai grossi ?”. Je peux répondre sincèrement sans risquer de représailles ? Non, alors pourquoi tu poses la question. Je me suis déjà longuement attardé sur cette question piège, voir ici.
“Jamais je ne t’oublierais”. C’est sûr, tu vas même me regretter. Et puis maintenant que tu as tatoué mon nom sur ton corps, tu es obligée de sortir uniquement avec des Julien. Non, vraiment cette phrase sonne faux.
“Je ne suis pas comme les autre filles moi !”. Si, la preuve, tu t’es reconnue dans au moins une des phrases précédentes. Toutes les filles sont différentes, ça parait une évidence sauf pour quelques mecs attardés. Mais c’est aussi pour cela que l’on a autant de mal à vous comprendre parfois.
“Les mecs, vous êtes vraiment tous les mêmes”. C’est vrai. Je suis l’exception qui confirme la règle. La pire insulte du monde.
“C’est pas grave, ça arrive à tout le monde”. Certains filles savent se montrer compréhensive face à un petit pépin physique de leur partenaire… PS : cette phrase m’a été soufflée par un pote. Ca lui est tout de suite venu à l’esprit quand je lui ai parlé du sujet de mon billet… De là à dire que c’est du vécu…
Tu as reçu un SMS, je te le lis. Tu veux lui répondre aussi ? Quand deux êtres en viennent à lire les messages l’un de l’autre, là c’est la fin de tout. Prenez un labrador, une Twingo et une maison à la campagne.
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