Aede. Web Journalist.


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Apr 20, 2011
@ 10:32 pm
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Comment c’était la vie sans Internet, iPhone, Facebook et Twitter ?

. On ne souhaitait pas l’anniversaire à des gens que l’on connaissait à peine.

. On ne pouvait pas annuler un rendez-vous au dernier moment. On devait s’y rendre… ou poser un lapin.

. On regardait la télé seul. Ou avec ses parents qui râlaient devant les conneries qu’on leur imposait.

. On n’avait pas peur des photos lors d’une soirée arrosée.

. On ne se présentait pas à des quasi inconnus en filant son pseudo Twitter.

. On ne pouvait pas flirter par texto en plaçant des “…” mystérieux qui veulent tout dire.

. On allait voir ses résultat du BAC sur le minitel.

. On ne comptait pas ses amis. On en avait, tout simplement.

. On ne fouillait pas la vie de ses potes.

. On ne se posait pas la cruciale question du statut de relation sur Facebook.

. Dans le métro, on se faisait chier.

. On avait une vie réelle.

. On se “demandait” pas en ami. C’est bizarre comme démarche, non ?

. On devait rester à la maison si on attendait un coup de téléphone.

. Il y avait des cabines téléphoniques dans la rue.

. On regardait des films X en crypté. Ca change une éducation sexuelle.

. On n’avait pas de GoogleMap, alors on se perdait.

@Aede


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Jan 1, 2010
@ 9:04 pm
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Pourquoi je préfère le Minitel…

MacBook, iPhone, Gmail, Twitter, Facebook, Tumblr, Spotify… OK, j’suis un peu geek. Mais la technologie ne fait par le bonheur et, parfois, l’époque du Minitel me manque… Voici pourquoi.

. Autrefois, je pouvais facilement ignorer une personne à qui je ne voulais pas parler. Au pire, elle appelait à mon domicile, ma mère décrochait et je faisais “non” de la tête. Bon, parfois ma mère me passait le téléphone, juste pour que je galère, mais la plupart du temps non. Or aujourd’hui, on ne peut plus ignorer quelqu’un avec finesse et lâcheté : on est obligé de le bloquer ou de le supprimer sur Twitter et Facebook. Et l’autre s’en aperçoit forcément. Avant, il pouvait vivre dans l’illusion, désormais, il doit affronter la réalité : j’en ai absolument rien à foutre de lui. Et c’est triste, car je n’aime pas faire du mal aux gens.

. Autrefois, ma copine ne pouvait pas fouiller dans ma vie et surveiller mes faits et gestes. Aujourd’hui, le moindre message ou tweet ambigüe d’une autre fille, et hop je dois me justifier alors que je n’ai absolument rien fait (pourtant quitte à prendre des réflexions, je devrais vraiment la tromper…). Maintenant, je n’ai plus le choix : je dois être irréprochable. Ou trouver des filles qui ne sont ni sur Facebook ni sur Twitter. Ca réduit les possibilités.

. Autrefois, je dialoguais avec ma famille. Sans portable ni Mac, je n’avais pas le choix : j’étais contraint de parler aux gens qui étaient près de moi, autrement dit ceux qui logeaient dans la même maison (mes parents et ma soeur je crois que l’on appelle ça). Et bizarrement dans les moments difficiles, ces gens-là sont plus présents et importants que des followers (no offense, je vous aime quand même).

. Autrefois, sans internet, je me surprenais à m’intéresser au monde réel. A tous ces gens qui passent devant moi. Parfois, même je leur parlais, dans les transports en commun ou dans une salle d’attente. Désormais, je préfère aller sur Twitter ou Facebook pour faire passer le temps. Finalement, j’ai plus de chance de nouer des liens avec un Twitterer à 1.000 km de moi plutôt qu’avec mon voisin du dessus (de toutes façons, on n’a pas du tout les mêmes goûts musicaux, je l’entends bien à travers mon plafond).

. Autrefois, il n’y avait aucun risque qu’un connard ne spoile la fin de l’épisode d’Urgences, alors que je n’ai absolument rien demandé.

. Autrefois, j’avais une excuse pour avoir oublié l’anniversaire d’un pote : je n’avais pas Facebook (d’ailleurs le mien, c’est le 23 février, si vous pouviez le noter, merci).

. Autrefois, j’avais le plaisir d’acheter un CD, de l’écouter du début à la fin, de regarder le livret… Maintenant je télécharge l’album avant sa sortie, j’écoute 30 secondes de chaque chanson, et si je n’accroche pas je le jette direct. En même temps, j’évite la honte de retrouver un album style Ménélik 10 ans après (je sais vraiment pas pourquoi je l’avais acheté à l’époque, un égarement).

. Autrefois, je prenais mes billets de trains au guichet à la gare. Je ne perdais pas trois quarts d’heure à lutter avec voyages-sncf.com.

. Autrefois, je ne recevais pas ces immondes textos communs de “bonne année”. Les gens me le disaient de vive voix : et même s’ils n’étaient pas plus sincères qu’aujourd’hui, je préférais.

. Autrefois, je n’avais pas à décrypter ce nouveau langage composé de LOL, OSEF et autre NSFW. Non mais sérieusement, WTF ?! (pour ceux qui n’ont rien compris à ce passage, consultez Twitter, le dico pour les nuls).

. Autrefois, je n’avais pas peur des photos de soirée sur Facebook : à 11 ans, je pouvais me prendre une cuite sans peur de retrouver des photos immondes le lendemain sur FB. C’était chouette.

Pour me suivre sur Twitter : @Aede.


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